La mission 2014 : le récit

Par Charles Ravot, président de l’association en 2013/2014

De retour de  notre mission au Cameroun, nous avons des étoiles plein les yeux ! Cela a été l’aboutissement d’une année associative de récolte de fonds et d’une belle aventure humaine. 

Le plus gros du travail s’effectue en France avec la récolte de fonds, en cela, nous pouvons être satisfaits du travail accompli : l’objectif de 5000€ de récolte de fonds a été atteint en temps et en heures. Cela a été rendu possible grâce à l’implication des membres de l’association et à tous ceux qui ont participés à ce beau projet : donateurs privés, Fédé, CAPESSCA…

Nous remercions chaleureusement toutes ces personnes sans qui le projet 2013-14 n’aurait pas abouti.

Nos actions sur place :

Bien que l’effort principal se fasse à Angers, le séjour sur place est une nécessité, de part de nombreux aspects, et est une tradition d’Horizon Cameroun.

  • Nous avons rencontré notre contact sur place, Jacques Ebee, 51 ans et Président du conseil d’administration (PCA) de la SCOOP coopérative agricole des cultivateurs. Un homme fascinant sous de nombreux aspects : Sans avoir décroché de diplômes dans ses jeunes années, il a acquis de nombreuses connaissances et de  savoir-faire entre son travail aux champs, son poste de directeur d’école élémentaire et les nombreux livres éclectiques qu’il a lu. Il est notre contact depuis les premières années de l’association, et il était nécessaire de renouveler notre confiance dans son honnêteté, son implication et sa lucidité sur l’action d’Horizon Cameroun.
  • Nous avons également rencontré de nombreux acteurs du village, ce qui nous a permis  de s’imprégner de la culture locale et des jeux de pouvoir dans le village. Comment fonctionne le village? Quelles sont les relations entre l’entité religieuse, les chefs administratifs, les doyens et le chef de la SCOOP ? La compréhension de ces éléments permet d’agir avec la plus grande efficacité au sein de village, en recherchant la plus grande force d’action tout en respectant les institutions et la culture de N’Goma.

Nous avons multiplié les échanges avec les membres de la coopérative, salariés et bénéficiaires. Nous nous sommes rapidement aperçus que la structure de la coopérative est savamment organisée sous de nombreux aspects.

Mon ressenti :

Enfin à titre personnel, vivre pendant quelques semaines dans un petit village dans le sud du Cameroun est une expérience extraordinaire. Des grands moments de joie, des périodes de réflexion, les yeux et les oreilles grands ouverts sur une société radicalement différente… Cela permet aussi de découvrir une autre culture,  de prendre réellement conscience de ce qu’est réellement la pauvreté, d’y découvrir des richesses et une simplicité humaine… L’aide humanitaire, dans sa dimension d’intervention, est  tellement complexe que de nombreuses questions se sont posées : comment apporter une aide, quelles sont les actions à mener, et surtout quand faut-il mettre un terme à l’apport financier pour ne pas tomber dans l’assistanat et dans une situation de dépendance ?

Nous avons été sensibilisés par le contact direct avec le quotidien des villageois, nous avons observé les nombreux obstacles et difficultés à l’aide humanitaire, notre réflexion a été enrichie d’une expérience sur le terrain… Si la volonté de s’investir dans l’humanitaire doit être motivée par le cœur, l’action doit être menée par la réflexion pour atteindre la réussite et l’efficacité dans un projet.

Charles Ravot

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